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Le Cinquantenaire face aux pyromanes

Les contre-vérités de Tiken Jah

Pour commémorer les 50 ans de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, certaines opinions nocives nous servent à longueur de journée de diatribes destinées à crucifier la mission de la Commission d’Organisation du Cinquantenaire. De fausses allégations formulées par certains « voyez-moi », victimes de crise de personnalité, ne trouvant aucune formule pour cacher ce handicap, qui s’arment de plume ou de micro de supplétif zélé, dignes de libellés en fèces sur papier hygiénique, pour guillotiner les actions entreprises par le Président Dicko, la Vice-Présidente, Mme Zouré, et leurs collaborateurs.

Cette noble mission, assignée aussi aux autres membres de la Commission, dont Mamadou Dipa Fané, Mohamed Sacko et Moulaye Diallo, dans le but de faire ressortir toutes les facettes retraçant le parcours du Mali, de son indépendance à nos jours, les acquis et autres conquêtes en perspective, a été décriée par l’un des plus pourfendeurs de l’événement de l’année, en la personne de Tiken Jah Fakoly. Il a jugé que c’était une honte de fêter le Cinquantenaire, lors du point de presse qu’il a tenu tout juste après son concert du 2 janvier dernier, au Stade Omnisports Modibo Kéïta.

Celui que le Pape du reggae africain, Alpha Blondy, déteste cordialement, reste opposé à la commémoration du Cinquantenaire. Pourquoi ? Parce que, dans une interview qu’il a accordé à nos confrères de Bamako Hebdo, Tiken Jah a affirmé que nos autorités allaient investir des milliards pour rendre l’événement grandiose.

Pour le « bastaman », ces milliards devraient servir à construire des écoles, des centre de santé, à donner espoir aux populations. "Ils vont nous dire qu’ils ont mis des milliards dans le Cinquantenaire. Mais, on danse quand il y a du résultat. Dans chaque société, on danse quand il y a un résultat. Nous, on a pas de résultats. On fait un bilan, et quand on est content du résultat, là on danse. On achète des boissons, on danse", a-t-il confié.

La persona non grata au Sénégal aurait-il mal au doigt pour égrener les millions d’actifs réalisés, tous domaines confondus, par nos vaillants prédécesseurs et ceux d’aujourd’hui, à la suite des durs labeurs entrepris pour faire du Mali c’est qu’il est aujourd’hui ?

Peut-il nous énumérer combien de routes, d’écoles, de centres santé, etc., existaient en 1960 ? Peut-il prouver que les excellents résultats enregistrés par le Mali, dans tous les secteurs de développement, ont été acquis sans la confiance des Maliens, de 1960 à 2010 ?

Des réponses terre-à-terre, aussi silencieuses qu’une minute de silence dans un congrès de sourds-muets, que nous risquons d’attendre jusqu’à l’éternité de la part de Mister grande gueule, « expert » en maligraphie autoproclamé.

Selon toujours la thèse développée par l’exilé au Mali, il n’y a aucun pays africain où il n’y ait pas de problèmes, d’éducation, de santé, avec des gens qui meurent parce qu’il n’y a pas d’hôpitaux. Il dit que ce n’est pas la peine que les organisateurs du Cinquantenaire viennent le voir, parce qu’il est opposé à leurs actions. « Que ce soit au Mali, en Côte d’Ivoire ou ailleurs, je ne participerai pas à une fête de Cinquantenaire, parce que je trouve qu’il n’y a pas de victoire.

Moi, si on me donne ces milliards, je peux construire beaucoup d’écoles, d’hôpitaux, dans les quartiers défavorisés. Je ne veux pas que, dans aucun pays africain, on vienne me voir pour fêter un Cinquantenaire », un message adressé à nos autorités par Tiken, ressemblant bizarrement à la sollicitation indirecte dont sa personne voudrait bénéficier de la part des organisateurs.

La chose que l’auteur de « L’Africain » doit retenir est la suivante : le « voyez-moi » dont il fait montre cache mal une certaine immaturité, et s’apparente aux déchets organiques. On a beau les dissimuler au fond de l’eau, ils finissent toujours par remonter à la surface.

Nous pensions que Tiken était assez mûr, suite à ses démêlés avec les autorités sénégalaises et Alpha Blondy, et qu’il avait retenu la leçon ! Que nenni, pour la énième fois, il s’attaque au Mali à travers un message plus qu’insultant envers un peuple qui l’a hébergé pour lui éviter une mort certaine.

La seule question que l’on aimerait bien poser à Mister grande gueule, est la suivante : en célébrant les anniversaires de sa fille, Awa Doumbia (née le 30 août 1986), dans un cadre purement festif, Tiken a-t-il pensé que tout le fric investi pouvait plutôt servir à construire un centre de santé ?

Ne voyez aucune incohérence dans la démarche tortueuse du porte-parole aux cent voix. Il a toujours été constant, dans la contradiction comme dans l’immaturité.

Freddy Matar SYLLA

Le 22 Septembre du 15 Mars 2010.

 

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